Assises nationales, Dialogue national : «Bonnet blanc», «blanc bonnet»

«Bonnet blanc» et «blanc bonnet» : autrement dit du pareil au même ! En effet quelle différence entre un bonnet blanc et un blanc bonnet si ce n’est le fait que la même chose est énoncée et présentée sous des formes différentes mais désignant bien la même chose. Effectivement, le Dialogue national et les Assises nationales n’ont rien de distinct. On craint également que le maître du jeu nous refasse le coup des Assises nationales. En ne prenant que ce qui l’arrange des conclusions du Dialogue national.

Assises nationales

Elles n’ont pas été conçues comme une conférence nationale souveraine déguisée.Il ne s’agit pas non plus d’une entreprise de subversion, ni d’un complot. Même si cela avait été pensé par le régime d’alors de Me Wade.

Elles sont intervenues en 2009, dans un contexte où tout le monde sait que le Sénégal traverse une période difficile de son histoire. Dans la plupart des domaines de la vie nationale, les fruits de l’alternance démocratique n’ont pas tenu les promesses des fleurs du 19 mars 2 000. Aux contentieux politiques d’ordre institutionnel ou électoral viennent s’ajouter les difficultés croissantes de la vie quotidienne, dominées par une misère et un chômage endémiques, une inflation galopante et des pénuries de toutes sortes.

Ainsi, c’est face à cette crise multidimensionnelle aux conséquences imprévisibles, l’inquiétude et le désarroi se répandent, tandis que chacun s’interroge avec perplexité sur l’avenir que des Sénégalais de tout bord avaient exigent de l’ensemble des forces vives du pays une réflexion collective, une mobilisation massive et une action pacifique mais résolue. Car, tous, ensemble, ont posé la question de savoir : où va le Sénégal ?

Parce qu’il se trouve dans une impasse et le choix est de lui éviter des convulsions douloureuses ; de tenter de l’en sortir par le dialogue, qui est plus conforme à nos traditions, à notre culture, à notre civilisation. Puisque le dialogue social avec le pouvoir est rompu ou de piètre qualité et le dialogue politique inexistant.

Fort de ce constat que des propositions ont été faites ar toutes les composantes de la société Sénégalaise et que l’application des conclusions issues d’un travail minutieux ne seront que bénéfiques pour un Sénégal en marche vers l’émergence. Mais, rien ne fut. Le Président d’alors, Abdoulaye Wade refusa d’y jeter même un petit coup d’œil. Pis, il n’a pas pris part à travers ses hommes et femmes aux travaux. Hélas ! Aujourd’hui, les conclusions des Assises nationales dorment dans les tiroirs de l’oubli.

Dialogue national

Presque qu’une décennie après, jour pour jour, les mêmes préoccupations refont surface. Des Sénégalais se demandent encore comment se faire entendre et comprendre. La dégradation accélérée de l’environnement et la gestion prédatrice des ressources naturelles préoccupent au premier chef les écologistes, qui se heurtent à un mur d’indifférence.

Des organisations de la société civile, de travailleurs et du patronat réclament une amélioration significative de la gouvernance du pays, la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Des associations de travailleurs réclament l’organisation des assises de l’action sociale, pour définir une démarche appropriée face aux phénomènes sociaux qui déchirent ou transforment négativement notre tissu social ; ils ne reçoivent en retour que leur propre écho. Les tenants du pouvoir sont accusés d’être préoccupés que par leurs propres intérêts.

Face à ce manquement pas des moindres, le président réélu a pris la mesure d’y apporter une solution, en convoquant un dialogue national, avec tous les acteurs de la nation. Certains de ses challengers à la dernière présidentielle assimilent ce dialogue à un véritable cirque parce que sans aboutissement.

Assises nationales, Dialogue national, c’est du pareil au même. Les préoccupations restent intactes. Sauf qu’il faut remarquer que les opportunités sont différentes. Car, le Dialogue national inaugure l’arrivée du pétrole et du gaz au Sénégal.

Plateforme avenir «bi ñu bëgg» propose

La plateforme Avenir voudrait rappeler au Président de la République ainsi qu’à tous les acteurs que dans une démocratie digne de ce nom, il n’est ni nécessaire ni utile d’organiser ces grandes messes folkloriques pompeusement appelées « Dialogue National » pour ne parler que des questions électorales. Dans une démocratie digne de ce nom, où le jeu est sincère et les règles respectées par tous, surtout par le Président de la République lui-même, les administrations publiques en charge des questions électorales consultent les acteurs politiques régulièrement, sans tambours ni trompètes, pour ensemble opérer les réformes, ajustements et changements dictés par l’évolution du contexte politique et social ou les nouvelles exigences démocratiques. Pour ce faire, il émet six propositions : La gouvernance et le modèle démocratique ; Les fondamentaux de la Nation sénégalaise et le vivre- ensemble; La sécurité des citoyens; La gestion du foncier; Le retour de la paix en Casamance et la gestion du pétrole du Gaz.

Selon les animateurs de la plateforme, «ces questions doivent faire l’objet d’un traitement hors des considérations politiques et partisanes car elles véhiculent des enjeux trans-partisans et trans-mandatures. Le dialogue sur ces questions devrait avoir pour objectif de bâtir un Consensus National Stable et Durable porté et assumé par l’ensemble du peuple sénégalais.

Macky Sall et les Assises nationales…

Donc, ce qui inquiète, est que le maître du jeu nous refasse le coup des Assises nationales. En ne prenant que ce qui l’arrange des conclusions du Dialogue national. Surtout pas à, sinon les boycotteurs, vont rire sous cape.

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